🇫🇷 EN FRANCE, UNE BIOPROTHÈSE PERMET LA RECONSTRUCTION MAMMAIRE APRÈS UNE ABLATION DU SEIN SUITE À UN CANCER DU SEIN ✅
👉 "Nous voulions prendre le meilleur des deux techniques entre les reconstructions autologues et les implants mammaires pour en faire une nouvelle alternative", explique Julien Payen, CEO de Lattice Medical. Fondée en 2017, l'entreprise développe cette nouvelle bioprothèse nommée Mattisse pour "matrice textile tridimensionnelle pour la reconstruction des tissus". Le nom fait également référence à l'artiste Henri Matisse, originaire de la ville de Calais.
✅ Conçue avec les médecins Philippe Marchetti et Pierre-Marie Danzé et le chirurgien plasticien Pierre Guerreschi du CHU de Lille, cette bioprothèse a pour dénomination scientifique "chambre d'ingénierie tissulaire". "Le tissu prélevé est mis dans la prothèse, puis le dispositif permet une croissance du tissu au fil du temps car le trauma chirurgical provoque une inflammation et donc une production des facteurs de croissance qui font se reproduire les adipocytes" (les cellules graisseuses qui permettent la croissance du sein), explique Délia Dammacco.
👉 Après implantation, le lambeau de tissu graisseux placé dans la prothèse grossit et se vascularise dans l'espace creux de la bioprothèse tandis que cette dernière se résorbe lentement jusqu'à être entièrement éliminée par le corps.
👉 Dix patientes ont déjà subi cette nouvelle procédure en France et en Espagne, au sein d'un premier essai clinique nommé TIDE destiné à vérifier la sécurité de la procédure. "Pour l'instant ces patientes doivent avoir un cancer diagnostiqué en stade précoce, sans chimio ni radiothérapie pour éviter les interférences avec ces traitements", explique Délia Dammacco. Ces patientes et les suivantes, à qui Mattisse est proposée pour leur reconstruction mammaire, pour les suites d'une ablation préventive d'un sein ou pour remplacer leur prothèse en silicone, seront ensuite suivies jusqu'en 2029.
👉 Lattice Medical espère obtenir pour 2027 le marqiage CE nécessaire à la mise sur le marché européen, et est d'ores et déjà en mesure d'assurer la production de plusieurs milliers de prothèses par an par impression 3D, dans plusieurs tailles différentes. "A terme, c'est un traitement qui a le potentiel pour être une option de première ligne avant les autres techniques, c'est l'espoir qu'ont les médecins", conclut Délia Dammacco.
Un bel espoir de reconstruction pour toutes ses femmes qui ont subi une ablation du sein. On applaudit! 👏
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